Francine, amie de la famille
J’étais convié, bien malgré moi, à une de ses réunions de présentation d’un nouveau concept
à la clientèle, pour laquelle ce sont toujours les mêmes orateurs, des grosses têtes venues de l’extérieur. Et les mêmes collègues qui tiennent la vedette, c’est souvent une gloire éphémère quand
on flirte avec le soleil, c’est consternant dans les autres cas. Et vu le côté professionnel, je n’avais que le choix de conduire pour revenir, sans avoir ni l’envie, ni la volonté de faire
BOB. Donc l’ambiance m’enm… et je faisais, relativement, attention à ce que je buvais. Perspectives
réjouissantes. Et, à ma connaissance, pas de femme à draguer, il est marqué sur leurs fronts ‘Harcèlement sexuel’ en lettres clignotantes, et dans le pire des cas ‘Salope en manque’, je ne
pouvais donc qu’avoir un esprit strictement professionnel.
Parce qu’il y avait un buffet organisé par ‘le’ traiteur de la région, et que j’avais un certain pouvoir, c’est certain, quelques amis et membres de la famille appartenant au milieu convoité par le show étaient présents. Dans les proies potentielles, je m’imaginais un instant me farcir la cousine de ma femme, qui devait être assez chaude avant son mariage, je me souviens de décolletés et de petites culottes innocentes, mais elle restait à ce jour quand même malgré tout encore fort jeune, et en plus je n’aimais pas trop les histoires de famille, imaginez un instant qu’elle pousse un cri quand je lui propose d’aller dans ma voiture pour se faire enc… cela aurait fait tâche dans la soirée bon chic bon genre à laquelle j’étais invité.
Je ne voyais donc pas cette soirée d’un trop bon œil, la seule chose qui me déridait avant d’y arriver, était quand même la perspective de découvrir un nouvel endroit. Et puis malgré tout, le spectacle des collègues de la soirée faisant un show médiatique, au bar bien souvent en fin de soirée, mais aussi parfois avec des invitées, tout cela devrait rester dans les ‘mauvaises’ conversations quelques semaines, cette idée me faisait rire à l’avance.
J’avais donc pris mon épouse avec moi, un buffet de chez ‘…’ offert par mon employeur, il fallait en profiter, et bien entendu nous arrivions à l’heure, je trouve cela respecter l’organisateur, même s’il me casse les c…, et dans certains cas cela permet avec un peu de chance de choisir une place confortable, pas trop loin du buffet, sans oublier le bar… Et puis ensuite on dit une fois ‘bonjour/bonsoir/comment tu vas…’ pour laisser la corvée aux autres après. Et quand on voit une ‘mal rasée’, on va pisser un coup… Bref j’étais vraiment en forme, prêt à tout critiquer, juste pour le plaisir.
Jusqu’au moment où Francine fit son entrée. Elle était de ma famille, par alliance, quelque part dans l’arbre généalogique. C’était la belle-sœur par excellence, entendez par là, la femme de celui qui avait encore une plus grande gueule que le beauf’ qu’on arrive pas à supporter ni présent ni absent. Elle était habituée apparemment à passer après son seigneur et maître, tout en ayant l’air d’avoir acquis son propre public, public auquel je sentais bien m’intégrer. Le conférencier venait de perdre quinze points, la salle recommençait à m’intéresser.
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