Et si on regardait l’économie mondiale avec d’autres yeux ?
Regard amusé sur le monde (Et si on regardait l’économie mondiale avec d’autres yeux ?).
En regardant la TV, mais en parcourrant aussi les autres médias, la seule réflexion que l’on puisse se faire sur le monde, c’est que les relations entre les gens sont nettement basées sur le conflit : Quand ce n’est pas le journal parlé qui montre des guerres, ce sont les feuilletons, les films. Conflit Nord-Sud, Conflit démocratie-terrorisme, conflit alter mondialisme- économie de marché, conflit patron-syndicat, conflit enseignant-élèves (et parents)… Sans parler des drames familiaux.
On pourrait bien entendu regarder les reportages animaliers avec cette vision, pour se rassurer voire même les dégâts que la nature occasionne à notre société, mais nous sommes là nettement en cause : notre civilisation moderne est clairement en conflit avec la nature.
Il est peut être dommage de parler d’économie en terme de conflit. C’est pourtant la vision qui est présentée couramment dans les médias, c’est aussi devenu un peu le sentiment commun. On préfèrera sans doute parler de stress, de carriérisme…
Je voudrais opposer une autre vision de la vie. Je l’appellerai la théorie du PESE. Malgré son nom, je ne voudrai pas qu’elle soit uniquement économique ! Je prétends que la vie, et donc les relations entre individus, est basée sur 4 axes dont on ne tient pas ou peu compte aujourd’hui dans nos comportements : Le pouvoir, l’évolution, la sexualité, l’environnement.
Rien de bien neuf : Le pouvoir est une constante de notre histoire, la majorité des conflits lui sont imputable, les grandes fortunes en sont le fruit, les baronneries la trace; L’évolution est intrinsèque à tout être vivant, une nouvelle conception cependant depuis Darwin, et une pratique de management encore plus récente ; La sexualité est présente dans toutes les grandes civilisations, mais tombée dans l’oubli dans sa forme sociale; L’environnement fait son entrée dans les différentes théories politico-économiques. Mais tout cela mis ensemble, pour se regarder et se critiquer, et donc pour faire évoluer le monde comme on peut, chacun y mettant du sien, est un peu neuf quand même.
Prenons un exemple apparemment purement économique : notre pension. La question se pose en terme de pouvoir d’achat bien entendu. Mais aurons-nous une pension, y aura-t-il assez de personnes pour la payer, serons-nous vivant, dans quelle conditions ? La pension est calculée différemment pour un homme et pour une femme en raison de l’espérance de vie. Et enfin, parler de pension en terme d’argent est valable pour les pays riches, il faut parler en terme de survie pour les pays en voie de développement. En approfondissant un peu ces questions on a fait le tout du problème, en ayant bien en tête ces quatre axes de réflexion.
- Le pouvoir : On peut parler de multitudes de pouvoir. En économie, le pouvoir d’achat, en tant qu’individu dans un groupe, le pouvoir du chef par rapport aux autres membres du groupe… En règle générale, chaque individu s’organise en vue d’acquérir un certain pouvoir. L’humanité, mais aussi le règne animal prend systématiquement la forme d’une pyramide hiérarchique. Et si celle-ci n’est pas visible, dès qu’il y a communauté, le pouvoir de chacun y est remis en cause. Pouvoir des armes, pouvoir de la richesse, pouvoir intellectuel, pouvoir religieux, pouvoir moral, pouvoir d’achat, quel que soit le nom qu’on lui donne chaque discussion se passe entre deux personnes au pouvoir différent, et un des buts de la discussion est l’affirmation de son pouvoir : connaissance, expérience, autorité, argent… Chaque acte, chaque parole, chaque communiqué n’est fait que pour stabiliser un pouvoir, le sponsoriser ou l’installer. Ce n’est un rapport de force que quand il y a (risque de ) guerre, terrorisme, dispute, conversation de type monologue… sinon cela peut prendre une forme plus subtile, allant jusqu’à l’harcèlement (sexuel).
- L’évolution : Si la notion d’évolution paraît évidente de nos jours, on la doit essentiellement à Darwin, bien que des théories dans ce sens existaient déjà (Robert Chambers, Jean-Baptiste de Lamarck…). Che Guevara proposait la révolution permanente, les employeurs prônent la formation permanente. Bref, tout le monde est d’accord qu’il faut se remettre en question perpétuellement. ‘Grandissez’, disons nous à nos enfants, ‘apprenez’, nous dit notre professeur, notre employeur, ‘formez-vous’…
- La sexualité : Il faudrait un jour admettre que nous sommes des êtres sexués, et que la rencontre des deux sexes fait avancer le monde. Que l’on prenne l’exemple de la mente religieuse, pour laquelle la vie tourne uniquement autour du sexe, et dans notre histoire, la fameuse guerre des sexes, la composante sexuelle est essentielle à notre existence. De manière plus économique, la pyramide des âges qui inquiète notre pension, est un poids dans le modèle économique libéral. Ne prétend-t-on pas également que le chômage est apparu parce que la femme est arrivée sur le marché du travail ? Ne pas avoir tenu compte de cet axe de la vie a entraîné nos économies vers le gouffre.
La sexualité c’est aussi faire l’impasse sur un certain nombre de tabou. Le plus évident économiquement parlant c’est la différence de considération entre un homme et une femme au travail. A-t-on déjà calculé l’impact sur la motivation, sur les guerres internes, et autres conflits dus à cette réalité ? - L’environnement : Bien sûr actuellement l’environnement fait de plus en plus partie de notre économie, mais simplement dans l’hémisphère nord, où le bien être est de plus en plus lié au travail, notion intimement liée à l’économie. Hors il y a des canicules, un sacré réchauffement dans certains pays, où l’on dit : ‘Surtout ne faites rien, ne bougez pas, ne travaillez pas …’ On a l’air de découvrir aujourd’hui que la chaleur empêche de travailler. Le froid par contre incite très certainement au travail. Le travail n’est donc pas une valeur en elle-même, il n’a de sens qu’en fonction de l’environnement dans lequel nous nous trouvons. On peut bien sûr reprendre l’Histoire, voir par exemple que les pays arabes se sont servis de l’esclavagisme parce que les conditions environnementales ne favorisaient pas le travail (Les européens se sont servis de l’esclavagisme pour étendre leur pouvoir économique et social). Citons également les pays d’Amérique du sud ou le recours aux feuilles de coca permet d’oublier l’environnement de travail. Il faut vivre et donc travailler s’il fait froid, ou juste travailler pour se nourrir s’il fait trop chaud.